♡ HELLO ♡

 ♡ HELLO ♡


OoOoOoOoOoO

Hello!!!! tou
t le monde qui a atterri sur ce blog!!! =)

Je suis pas
très douée pour les présentations... Donc je vais faire court ^^

Je s
uis une accro de fic yaoi sur Tom et Bill, j'en lis beaucoup et au fur et à mesure des idées me sont venues à la tête alors j'ai eu envie d'en écrire une ^^

Ça sera ma
toute première alors vous fâchez pas trop si c'est nul U.U'

Je prév
iens déjà qu'il n'y aura pas tout de suite des lemon ou comme ça, quand j'écris je me laisse un peu emporter et j'arrive à avoir 2 pages word pour une scène minuscule et ridicule où il ne se passe absolument rien -_-'. Donc ça risque d'être long ^^ Mais je fais des efforts pour diminuer un peu quand même. Et si vous trouvez toujours trop long et chiant et nul, bah faut le dire! J'accepte toutes les critiques, bonnes ou mauvaises, du moment que ce n'est pas "ton truc c'est de la merde"... par contre si c'est "ton truc c'est de la merde, ça tient pas la route!" Là oui, j'accepte parce que je vois le problème... Vous voyez? (bon, on est pas non plus obligé de dire que c'est de la merde, hein xD)
Sino
n, je sais que mon orthographe laisse un peu àsirer, donc si jamais dites moi s'il y a des fautes qui reviennent souvent, ça m'aiderait =) (notre prof de francais nous corrige jamais sur l'ortho, ni sur la syntaxe... En fait elle sert à rien cette prof! u.u')
Quand
je dis que je mtale trop xD lol

Un dernier petit truc aussi, par rapport au postage-postation-postature (XD aucune idée de comment on dit ^^) Ben en fait, je suis surchargée de boulot pour l'école (d'ailleurs, normalement, là, je suis censée réviser mon Latin... J'ai trois vocs d'un coup à apprendre et je connais rien... Mais bon., passons ) ... Ou j'en étais? Ha oui, alors je disais que j'étais surchargée de travail à l'école et du coup je peux écrire que les week-ends... En plus, c'est même pas sûr que ce soit tous les week' alors voilà... Mais j'essaie de tenir un bon rythme ^^

E
t je rappelle (je sais pas si je l'ai déjà dit en fait) que je suis ouverte à toute proposition pour une idée de quelque chose qui pourrait se passer dans ma fic, vous dites et j'arrangerai à ma manière =)


Bon je
vais terminé, pas que vous fuyez avant d'avoir fini de lire la présentation ^^

A
part :

ma famille
• les gens qui me connaissent
et les gens qui ne cherchent qu'à lire des lemons,

TOUT le monde est bienvenu sur ma fic ^^ Non, non, je n'ai pas oublié les homophobes! Je veux qu'ils viennent moi! Qu'ils changent un peu d'avis =)

Voi


J
'ai terminé =)
(Merci d
'avoir lu jusqu'ici XP)


BIZOU BIZ
OU


Ha! Avan
t que j'oublie, pour les pix, je les ai prises d'un peu partout avant de faire mon blog donc s'il y a des montages de vous, dites le. Je trouverai comment on fait les liens ; ) (et c'est pareil pour l'histoire, si jamais ça ressemble beaucoup à la votre, dites le moi parce que je m'en rends pas compte mais c'est vrai que je chope peut-être les idées d'un peu partout puisque ce snt les autres fic qui m'inspirent... Mais je ne copie pas volontairement en tout cas! ^^ Voilà, cette fois j'ai fini =)

# Posté le vendredi 22 février 2008 12:08

Modifié le vendredi 16 janvier 2009 12:45

Un petit prologue de rien du tout

Un petit prologue de rien du tout
Voilà, je vous poste le prologue... Il est tout petit et tout, mais c'est pour savoir si vous aimez bien ma façon d'écrire surtout, parce que je peux pas vraiment vous questionner sur l'histoire, hein! Il se passe rien ^^
Bon, c'est vrai c'est un peu du déjà vu je pense... Mais on va dire que ça sera ma façon d'écrire qui changera la donne! lol

BIZOU (oubliez pas d'être indulgent surtout! )



♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡



Un jeune garçon, un androgyne, se rendait au tribunal accompagné de son beau-père. L'histoire était decider si ce jeune brun habiterait avec son beau-père ou son vrai père... Sa mère était morte dans un accident de route il y a peu, alors qu'elle s'en allait régler les papiers d'adoption pour que son fils soit officiellement aussi celui de son nouveau mari, Stellan. Elle n'eut pas le temps de le faire et aujourd'hui un dilemme se pose : Le brun devait-il rester avec son beau-père qui l'avait élevé comme un père éve son fils ou devait-il être placé sous la tutelle de son véritable père qu'il n'avait jamais vu de sa vie, qui l'avait laissé aux bons soins de sa mère alors que celle-ci n'arrivait dé presque pas à boucler ses fins de mois ?
La r
éponse semble évidente, il devrait rester avec son beau-père, ce serait le mieux pour le jeune androgyne. En tout cas c'est ce qu'espérait Bill en se rendant, un n½ud à l'estomac, au tribunal auquel il se rendait maintenant depuis plus d'un mois. Le temps que le verdict final soit déci, le brun avait été placé dans un orphelinat il n'avait droit ni aux visites ni aux coups de fil, une vraie prison. Il ne voyait plus son beau-père que lors des procès. Et aujourd'hui, c'était le dernier, la décision serait done...



♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡

Heu... alors?

# Posté le vendredi 22 février 2008 16:19

Modifié le vendredi 16 janvier 2009 12:45

Chapitre 1

Chapitre 1
Hello tout le monde =D
Je mets le 1er chapitre... On va voire ce que ça donne, hein?
Souhaitez-moi bonne chance U.U



♡♥



''Ça va bien se passer, il n'y a aucune raison pour que je sois séparé de lui, tout va bien...'' voilà ce que se répétait en boucle Bill depuis le début de la journée à l'orphelinat. Il se l'était dit au moment même où il avait ouvert les yeux, au moment où il avait regardé par la fenêtre et vu un jeune homme et son père rire, au moment où il se regardait dans le miroir en essayant de deviner à quoi pouvait bien ressembler son père et à, à peu près, tous les autres moments de la journée.
Maintenant il était l
à, assis sur le banc à côté de la salle de jugement où l'affaire précédente n'était toujours pas réglée. Il attendait, se triturant les doigts dont la manucure laissait à désirée, il fallait dire qu'il avait autre chose à penser ces jours-ci. En les regardant, Bill se fit la réflexion qu'il les arrangerait chez lui, avec son beau-père lorsque toute cette horrible histoire serait terminée... Il sourit à cette pensée, c'était une lueur d'espoir et il en avait besoin.
Une voix le tira de ses réflexions, une voix qu
i, d'après lui, aurait mieux fait de se taire; c'était bon, lui et son beau-père pouvaient entrer et écouter le juge annoncer le verdict.
Le juge commença un long discourt,
résumant points par points tous les détails de l'affaire que Bill connaissait par c½ur maintenant. Il récita ensuite plusieurs lois dont la plupart avaient des termes inconnus au jeune androgyne... Il ne savait pas très bien si c'était bon ou mauvais signe mais il ne pouvait s'empêcher de trembler légèrement sous l'attente insoutenable d'une réponse claire et nette...
Il allait le dire, Bill le sav
ait, c'était maintenant que le choix du juge tomberait... Il avait les larmes aux yeux, le ventre retourné et la gorge serrée. Ses doigts enchaînaient une danse nerveuse et son souffle se coupa, il aurait tout fait pour se retrouver à des milliers de kilomètres de là, avec Stellan et sa mère. Mais il se résolut vite à revenir sur terre pour écouter ce que le juge disait.
...
Non. Non. Non. Ce n'éta
it pas possible, on ne pouvait pas lui faire ça. On ne pouvait pas l'enlever à son beau-père qui, finalement, était pour lui son vrai père. On ne pouvait pas le laisser à quelqu'un qui n'avait jamais daigné entendre parler de lui. On ne pouvait pas, c'était contre toute logique, contre tout bon sens... Pourtant c'était ça.
A présent Bill étai
t en sanglot, il n'écoutait plus, la tête lui tournait. Il avait besoin d'air. Le jeune brun se mit à courir comme un dératé, évitant les huissiers que le juge appelait pour le retenir. Il poussa la porte de la salle et continua à courir sous les regards désapprobateurs des avocats qui passaient par là. Il en bouscula même quelques-uns mais il s'en fichait éperdument, on venait de lui prendre la seule personne au monde à laquelle il tenait encore aujourd'hui. Sa mère lui avait été prise prématurément et maintenant il perdait son père... De quel droit pouvait-on lui faire ça ?
Il courait toujours, les larmes dévalant ses jou
es, il venait de passer la grande porte d'entrée du palais de justice... Il croyait enfin pouvoir respirer mais non, il étouffait de l'intérieur. Ça lui était insupportable, il voulait courir le plus vite et le plus loin possible pour échapper à cet endroit, comme si cela lui permettait de repousser la décision de justice. Mais quelle justice ! Il en était sûr, il n'y en avait aucune dans le choix de le placer avec son vrai père.
Il avait presque atteint
la fin des marches de l'immense escalier qui menait au palais, lorsqu'il sentit qu'on le soulevait en le ceinturant par derrière. Il se mit à crier, hurler qu'il fallait le lâcher... Il ne voulait plus être ici ! Pourquoi ne le comprenait-on pas ?



- Bill, calme-toi ! Tout va bien, ca
lme-toi... Ne t'inquiète pas, ça va aller, le rassurait son beau-père malgré sa voix tremblotante, Ça va aller...
-
Non ça ne va pas ! hurla-t-il, Ça ne va pas du tout ! Lâche-moi ! Je ne veux pas aller chez lui !
- Bill ! Tu es
grand maintenant il me semble, n'est-ce pas ? la voix de Stellan était calme mais ferme.
- Oui, répondit-il en ren
iflant, mais je ne veux pas partir ! Tu es mon père, pas lui !
- Je sais Billou, je sais... sourit Stellan très ém
u par les propos de son fils. Je suis ton père et tu es mon fils. Mais on ne peut pas raisonner ces imbéciles de la coure de justice ! Ils ne voient tout que par les lois. Et la loi est formelle, je n'ai aucun droit sur toi, lui les as tous...
- Non ! Lui n'en a aucun ! Il m'a abandonné
! rétorqua le jeune androgyne. Je ne suis pas d'accord !
- Je sais, Bill ! Mais essaie de comprendre ! On a déjà f
ait appel plusieurs fois, on ne peut plus, c'était la dernière chance... maintenant il faut accepter cela !
- Ça ne
te fait rien ? Je vais partir, mais tant pis ? Ça te soulage d'un poids ? Sûr que dit comme ça ! Je ne pensais pas compter si peu pour toi, ni être un encombrement, tu as ...


Bill s'interrompit, c'était la première fois que son père le frappait... Il ne dit plus rien, les larmes coulant toujours sur ses joues noircies de maquillage. Il regardait Stellan droit dans les yeux, lui aussi pleurait. Il se remémora un instant les paroles qu'il venait de lui balancer à la figure... Il ne les pensait absolument pas ! Comment avait-il pu dire ça ? Il se détestait si fort à ce moment-là qu'il était sûr qu'il aurait pu se planter un couteau dans le ventre s'il en avait eu un sous la main...



- Pardon, je suis désolé Bill, je n'aurais jamais dû
faire ça.
- Je... suis désolé ! Je ne ... ne le ...pensa
is pas !... pardon ! articula le jeune homme brun entre deux sanglots.
- Bill, je t'aime comme on peut aimer un fil
s, mais on ne peut pas faire autrement. Ne rends pas les choses encore plus dures s'il te plaît, Bill.
- Pardon, ou
i... Je suis grand et fort ! dit-il d'une voix enfantine en faisant ressortir ses minis muscles.


Stellan et lui r
irent de bon c½ur, ça faisait du bien, ça faisait longtemps... Il lui fallait au moins ça, sinon il ne le supporterait pas, il lui fallait relativiser et essayer tant bien que mal d'oublier un tant soit peu son mal être... Mais le moment n'était pas des plus appropriés, en effet Bill venait de déserter de la salle d'audience et il n'était pas sûr que le juge ait entièrement fini de lui exposer ce qui allait se passer à présent.



- Papa ? murmura-t-il. O
n ne devrait pas... heu retourner là-bas ?
- Où ? Ha, oui
bien sûr... Viens, on y va.


Et ils se dirigèrent bras d
essus, bras dessous en direction de la salle. Remontant les escalier lentement, traversant le couloir en faisant un petit détour... Ni l'un, ni l'autre ne voulait vraiment y retourner, mais puisqu'il le fallait...
Enfin ils arriv
èrent, la porte était encore ouverte et le juge les attendait à l'intérieur avec une mine assez contrariée, il n'avait pas dû apprécier être planté comme ça. Cette pensé fit rougir Bill qui se sentait passablement honteux d'avoir réagi de manière aussi puérile, mais après tout, il se dit qu'il avait le droit de se comporter de la sorte alors qu'on lui enlevait son père.



- Jeune homme, dit le juge
d'une voix agacée, avez-vous fini vos caprices ?
- Je...
Ce n'étaient pas des caprices ! rétorqua-t-il


Le juge l
eva un sourcil, Stellan resserra son bras autour des épaules de Bill comme pour lui intimer le silence, Bill quant à lui ne baissa pas son regard et dévisagea le juge.



-
Excusez-moi mais je pense avoir le droit de plutôt mal réagir face à ce que vous venez de dire !
- Bill, soupira St
ellan qui savait pertinemment que son fils avait raison et qu'il n'hésiterait pas à le prouver à défaut de calme.


En effet Bill était de nature posée et calme, discret et
assez timide. Il n'aimait pas se faire remarquer et il laissait le plus souvent les choses passer. On aurait pu le traiter de ''bonne poire'' mais ça aurait été faux. Il ne se laissait pas marcher sur les pieds, juste qu'il ne voyait pas l'utilité de répondre ou de se fâcher pour quelque chose qui, finalement, lui importait peu. On le trouvait lunatique parfois, mais là encore c'était une erreur, Bill ne changeait pas d'avis comme de chemise et son humeurs était tout aussi stable seulement, il n'y avait pas d'entre deux ; soit oui et il restait calme, soit non et il faisait savoir ce qu'il en pensait. Dans ces cas-là, il ne se privait pas de montrer sa façon de penser, tout en restant posé s'il le fallait ou en s'énervant plus franchement suivant les situations.
En entendant le murmure de so
n beau-père, Bill se retourna et comprit dans son regard qu'il ne fallait pas chercher plus loin. Il reposa ses yeux bruns dans ceux du juge et le regarda longuement en faisant passer dans ce regard tout le mépris qu'il éprouvait.


- Continuez, je vous en prie, dit-il comme si de rien n'était.
- Je n'atte
ndais pas votre permission jeune homme !
- Et bien ? Qu'attendiez-vous al
ors ? Je ne pense pas que les gens derrière la porte comptent attendre indéfiniment que vous régliez notre affaire ! dit l'androgyne d'une voix moqueuse, reperdant son calme, il savait ce contrôler mais il ne fallait pas abuser non plus !
- Bill !
- Oui ? demanda-t-il innocemment tout en con
tinuant à dévisager le juge.
- Bien ça suffit, il a raison
sur un point : je ne compte pas passer tout mon temps pour une histoire comme la vôtre ! Je disais donc, avant que monsieur ne parte d'ici tel un voleur, que je le plaçais à la garde de son vrai père, Paul Kaulitz. Il habite en Allemagne, à Hambourg. Je sais que de la Suisse à l'Allemagne ça vous fera du changement mon garçon mais il faut bien. dit le juge d'une voix faussement désolée, Seulement pour le moment votre père est... comment dire ? Dans l'incapacité de vous recevoir... Il est en prison à vrai dire, pour conduite en état d'ivresse.
- Pardon ? Vous voulez laisser mon fils à un homm
e qui se trouve actuellement en prison ? Vous plaisantez je pense... Non ? Vous êtes sérieux ?! reprit-il voyant que le juge ne plaisantait pas le moins du monde
- Oui, mais vous savez les lois allemandes et les lois sui
sses ne sont pas tout à fait les même... M.Kaulitz en a pris pour 6 mois alors qu'ici il n'aurait eu qu'un mois et une amande... Et encore c'est parce qu'il n'a pas payé sa première amande. Oui, enfin, peu importe. Tout cela pour en venir au fait qu'il doit encore purger deux mois et durant ce temps vous serez, jeune monsieur Trümper, placé dans un orphelinat de la ville de Hambourg.
- Quoi ? Mais non ! C'est stupide
!
- Bill s'il t
e plaît tais-toi... soupira Stellan en se massant les tempes
- Quoi ? Non
mais non ! Hors de question que je me calme ! Tu te rends compte de ce qu'il dit papa?
- Jeune homme, laissez-moi vous rappeler que ce n'est plus
votre père ! Il va falloir vous y habituer.
- Ho, vous hein ! Je vous pri
e de bien vouloir vous la fermer ! ...
- Bill !
- ... avec vos idées stup
ides ! continua Bill, ne se contrôlant plus du tout. Vous trouvez mieux de m'envoyer dans un autre pays, avec un homme que je ne connais absolument pas, qui en plus se trouve en prison, déjà là j'avais du mal à rester calme et comprendre votre logique. Mais si en plus vous me placez dans un orphelinat en attendant au lieu de me laisser passer encore un peu de temps avec mon père !
- Ce n'est pas votre père, il faut vous l'accepter, rép
ondit le juge d'une voix calme. Il n'a plus aucun droit sur vous, ni aucune responsabilité, vous laisser à se charge serait la même chose que de vous laisser à un étranger qui passerait par là, aux yeux de la loi. Il n'y a pas à discuter là-dessus. Maintenant je vous prie de me laisser continuer, je suis patient mais j'ai des limites.
- Nan mais votre loi vous p
ouvez vous la foutre dans le c'mpfh
- Bill !!! Gronda
Stellan en même temps qu'il posait une main sur la bouche de son fils pour le faire taire. Ça ne va pas bien ?


Bill baissa les yeux, se sentant un petit peu honteux de son manque de politesse même s'il trouvait qu'il avait parfaitement dit ce qui était juste. Il ne comprenait pas comment on pouvait prendre une telle décision. Bien évidemment, il s'était laissé emporter, mais comment faire autrement dans une situation pareille?
Il se calmait un peu ma
is les larmes commençaient à inonder ses joues... Il allait dans un autre pays... Comment ferait-il pour voir Stellan ? Il ne le verrait plus, voilà la réponse. Encore une chance qu'il parlât allemand se dit-il, qu'aurait-il fait si sa mère ne le lui avait pas enseigné depuis son plus jeune âge ? Et dire qu'il s'en était plaint ! Finalement, heureusement qu'elle avait insisté et lui avait toujours parlé allemand. Maintenant il la remerciait du fond du c½ur et regrettait de lui avoir fait la tête si souvent parce qu'elle ne le lâchait pas !



- Bien, je finis donc la séance en
vous informant que vous partirez demain pour Hambourg en avion. Il partira à 11h30... Le billet vous est fourni, tenez... déclara le juge en tendant le billet et les horaires à Bill qui les prit à contre c½ur, en dévisageant totalement le juge. Vous avez toutes les informations nécessaires sur la feuille des horaires... Voilà, je pense que j'ai tout dit... voyons..., il semblait réfléchir
- Hum, là... là-bas dit doucement Bill essayant
de retenir ses sanglots, je devrai me rendre où une fois arrivé ?
- Ha !
Oui, merci, c'est ce que j'avais oublié... Une éducatrice de l'orphelinat sera là avec un panneau avec ton nom. Cette fois je pense que c'est tout. A moins que vous n'ayez d'autres questions évidemment ?
- Non... non
ça ira merci, répondit doucement Stellan


Il entraîna Bill par le bras après avoir saluer une dernière fois le juge. Le brun se dit qu'il aurait préféré lui cracher à la figure plutôt que de lui dire des politesses mais il s'était retenu en voyant le regard très insistant de son beau-père qui avait apparemment compris son idée. Il sourit un peu, ils se comprenaient si bien... Pourquoi voulait-on les séparer?
Ils sortirent doucement du
palais de justice, marchèrent un moment sans aucunes paroles, Bill regardant toujours le sol. Au bout d'un long moment, il s'arrêta net. Il ne pouvait plus avancer, il avait retenu ses larmes jusque là, mais maintenant il ne pouvait plus, il avait l'impression désagréable de se noyer dedans. Il se mit doucement à pleurer, pour évacuer, puis de plus en plus fort dans les bras des son beau-père, secoué par de violents spasmes. Il s'accrochait désespérément à la chemise de celui-ci comme si cela pouvait l'empêcher de partir. Il ne voulait pas le quitter juste parce qu'un abruti de juge s'était occupé de l'affaire... pourtant il y était bien obligé...
A
près un bon bout de temps, les spasmes de l'androgyne se calmèrent même si les larmes coulaient toujours à flot. Ils se remirent alors en route vers leur maison... Ou plutôt l'ancienne maison de Bill. Ça lui faisait si mal de penser ça ! Il aurait aimé y vivre pour toujours, avec sa mère aussi... Pourquoi ne peut-on jamais faire ce que l'on voudrait ? Il est clair que si la vie était toute rose, on n'en remarquerait même plus la couleur... Mais de là à être toute noir, c'est à se demander si le rose existe.
Une fois entré, Bill posa son sac et courut dans sa chambre. Il ne voula
it voir personne, il voulait juste essayer d'oublier ce qui allait se passer pour lui à partir de maintenant. Son beau-père l'avait sûrement compris puisqu'il le laissa tranquille... L'androgyne se demanda si un jour son vrai père, Paul, pourrait être un aussi bon père que Stellan. Lui le comprenait, Paul, il en était sûr, ne serait pas pareil... Mais il se torturait en pensant à tout ça... Stellan... Il lui manquerait tant ! Il voulait passer les plus bons derniers moments possibles avec lui, mais comme un idiot il avait été s'enfermer dans sa chambre ! Il devait vraiment apprendre à réfléchir un peu sur ses actes ! Il se résolut donc à passer son dernier soir avec Stellan dans la bonne humeur au lieu de le gâcher en ruminant dans son coin sur quelque chose qu'il ne pourrait pas changer. Il alla dans la salle de bains, essuya les quelques traînées noires qu'il avait au visage se sourit à lui-même pour se donner du courage et alla dans le salon. Son beau-père et lui discutèrent et rirent un bon moment, puis Stellan lui proposa de l'aider à faire ses bagages. Il accepta et plusieurs fois durant la préparation de ses valises, les larmes menacèrent de couler mais il les retint à chaque fois, se disant qu'il ne voulait pas faire plus de peine à son beau-père que celle qu'il avait déjà.
Au bout de 2
heures, toutes les affaires de Bill furent empaquetées et lui et Stellan se préparèrent à aller se coucher. Evidemment, ils ne dormirent pas de suite et continuèrent de parler durant plus de 3 heures... Ils se remémoraient ainsi les bons et les mauvais souvenirs du passé, c'était un peu une façon de se dire au revoir... Enfin, vers 4h du matin, ils s'endormirent, Bill faisant un horrible cauchemar en prévision de sa nouvelle vie.

..
.


♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡


Alors? Ca va? :S
Moi? Stressée? Naaaaaaan jamais U.U'

BIZOU ^^ pouvait prendre une telle décision. Bien évidemment, il s'était laissé emporter, mais comment faire autrement dans une situation pareille?
Il se calmait un peu mais les larmes commençaient à inonder ses joues... Il allait dans un autre pays... Comment ferait-il pour voir Stellan ? Il ne le verrait plus, voilà la réponse. Encore une chance qu'il parlât allemand se dit-il, qu'aurait-il fait si sa mère ne le lui avait pas enseigné depuis son plus jeune âge ? Et dire qu'il s'en était plaint ! Finalement, heureusement qu'elle avait insisté et lui avait toujours parlé allemand. Maintenant il la remerciait du fond du c½ur et regrettait de lui avoir fait la tête si souvent parce qu'elle ne le lâchait pas !

# Posté le vendredi 22 février 2008 18:29

Modifié le vendredi 16 janvier 2009 12:45

Chapitre 2

Chapitre 2
Hello!! ♥

J'ai décidé de mettre le deuxième chapitre =) Je crois qu'il est un peu plus court que le premier mais bon, faut faire avec ^^ Au départ le premier chapitre et celui-ci ne faisaient qu'un, mais je me suis dit que c'était trop long... Vous en pensez quoi? La longueur des chapitre va pour l'instant ou j'en fais des plus longs? plus courts?

Bonne lecture ^^



♥♡




Bill regarda sa montre pour la énième fois de la journée, il était presque 11h 20... Dans 10 minutes il devrait embarquer et quitter Stellan pour un long moment. Il désespérait à voir le temps passer de cette manière. Pourquoi tout à coup allait-il si vite ?
Ce matin-là
, lorsque Bill s'était réveillé et après qu'il ait mangé un bout avec son beau-père, il s'était enfermé dans la salle de bains et avait pleuré tout ce qu'il pouvait durant presque deux heures... Il en était finalement sorti vers 10h00, lavé, maquillé et coiffé comme si de rien n'était pour ne pas trop inquiéter Stellan.
Il
s avaient ensuite dû partir assez rapidement de la maison car l'aéroport se trouvait à plus de trois quarts d'heure de route. Durant tout le trajet, Bill essayait de trouver un côté positif à ce qui lui arrivait... Il allait pouvoir rencontrer son père, mais pour ça il allait être séparé de son beau-père... Il aurait la possibilité de se faire de nouveaux amis, mais il perdra sûrement ses anciens avec une distance comme celle-ci... Un nouveau pays, de nouveaux endroits à visiter, il s'en serait bien passé, il était même intimement convaincu qu'il arriverait à se perdre en se rendant au lycée. Et un jeune homme de 17 ans perdu pour son premier jour de lycée allemand ça ne passait pas toujours très bien, il se ferait remarquer directement et, avec son look, aurait probablement plein d'ennuis avec une bande de racaille ou ce genre de personnes qui jugent sans connaître et qui l'énerve tant,... Non, sérieusement il ne voyait aucun point positif dans sa situation, à part peut-être, le fait qu'il parlait couramment français, ça l'aiderait pour les cours de cette langue.
Assis sur son siège de salle d'attente Bill rigola tout seul en pensant qu'il n'y avait que ça... C'était pitoyable à vrai dire et son rire n'avait absolument rien de jovial, c'était plus un rire de stress qu'autre chose. Malgré le fait que son beau-père lui caressait gentiment son bras, il avait le ventre serré et la gorge nouée. Il n'arrivait pas à se détendre et appréhendait plus que tout le moment où il devrait quitter Stellan et se retrouver seul pour affronter la situation.
Et malh
eureusement ce moment arriva bien vite.


«
- Les passagers en destination de Hambourg sont priés d'embarquer immédiatement. Le décollage aura lieu dans 5 minutes environs. Les passagers en destination de Hambourg... »


En entendant cette voix dans le haut-parleur, Bill ouvrit tout grand les yeux, c'était le moment. Comment allait il faire ? Il commençait gentiment à paniquer là, tout de suite. Il eut une incroyable envie de vomir tout son petit-déjeuner mais, il ne savait d'ailleurs pas très bien comment, il réussit à se retenir et se leva doucement de sa chaise lançant un regard suppliant à Stellan qui baissa doucement les yeux, impuissant et murmura doucement :



- I
l faut y aller Billou, c'est l'heure...
- M
ais... Je ne veux pas partir ! réussit-il à articuler malgré sa gorge on ne peut plus serrée
- Je
sais Bill, je sais... Mais on se reverra, promit Stellan, on se reverra, ne t'inquiète pas.


Stellan prit son
beau-fils dans les bras une dernière fois avant de le laisser s'avancer vers le passage d'embarquement.
B
ill présenta son billet au contrôleur en priant inconsciemment pour qu'il ne soit pas valide... Ensuite il présenta son passeport, encore une fois il espérait de tout son être que le monsieur lui dise « je suis désolé, ça ne va pas être possible... » mais non, tout était en ordre. Il se demanda même un court instant s'il ne pouvait prendre un couteau de la cafétéria pour qu'on l'empêche de monter dans l'appareil mais il se ravisa bien vite en voyant un môme de même pas 10 ans se faire emmener par des agents.
Il se retourna les larmes aux yeux pour observer une dernière foi
s son beau-père qui lui manquera tant... Il lui fit un dernier coucou de la main, un dernier sourire, un dernier bisou volant et s'en alla.

Une fois
dans l'avion se fut une autre histoire ! Il faut dire que le look de Bill étant assez particulier, les personnes présentes ne se retinrent même pas de le dévisager ou à peine... Bill aurait dû être habitué à ce genre de regards, mais au final on ne s'y fait jamais vraiment. On espère toujours qu'un jour on ne nous regardera plus comme ça et en attendant on subit...
Le
jeune homme baissa les yeux rapidement, il n'avait jamais aimé les confrontations... Il les fuyait le plus souvent et on pensait de lui que c'était un trouillard... Alors que ce n'était pas le cas, il ne voyait juste pas l'intérêt de se confronter à des gens qui ne le connaissaient pas et le jugeaient sur des choses matérielles, de toutes manières quoi qu'il fasse, on continuerait de le regarder de travers alors autant ne pas perdre son énergie ! Bon, il faut dire ce qui est, si on le cherche on le trouve quand même.
Il se dirigea vite vers sa place et s'install
a confortablement pour ses deux heures de vol... Deux heures, suivant ce que l'on fait ça peut paraître long ou plutôt court et dans le cas du brun ces deux heures lui parurent des jours... Il passa deux heures entières à se triturer les méninges en se ressassant tous les souvenirs de sa mère et ce qu'elle lui avait dit sur son père...
D'après
elle, Paul Kaulitz n'était ni plus ni moins qu'un beau salopard. Il ne l'avait pas abandonnée en réalité, c'était elle qui était partie pour son bien. Effectivement, Paul avait été un amour le temps du lycée, là où elle l'avait connu, mais très vite, il avait fréquenté les mauvaises personnes et les mauvais quartiers. Elle ne voulait pas voir tous les changements qu'il y avait et fit longtemps semblant de ne pas remarquer les bouteilles de bière qui traînaient de plus en plus nombreuses dans son salon. Elle n'avait, soit disant, pas non plus vu les lettres que monsieur recevait et qui lui annonçaient toutes à peu près la même chose « monsieur, compte tenu de votre manque de sérieux dans vos engagement, nous sommes aux regrets de vous annoncer que notre société se passera dorénavant de vous... ». Simone, la mère de Bill, ne voulait pas non plus voir que les ''amis'' de son cher mari se faisaient de plus en plus souvent invités à la maison et y restaient de plus en plus longtemps... Elle aimait son mari et lui trouvait toujours des excuses, mais le jour où celui-ci était arrivé ivre mort chez eux et qu'il l'avait frappée assez violemment parce qu'elle s'était trompée de marque de bière alors qu'elle venait juste d'apprendre qu'elle était enceinte, elle décida que c'en était trop. Elle ne voulait pas que son enfant souffre de la même vie qu'elle, elle ne supporterait pas de voir son bébé à elle, frappé par un homme totalement saoul. Elle partit alors de sa maison, laissant juste un mot derrière elle dans lequel elle annonçait qu'elle attendait un enfant... Mais après ça, sa vie ne fut pas toute rose non plus, elle voulu retourner chez ses parents et leur demander de l'aide, ceux-ci la lui refusant puisqu'elle avait elle-même foutu sa vie en l'air avec son cher Paul. D'autant plus qu'elle était enceinte avant le mariage ! Elle essaya de gagner tant bien que mal sa vie, mais dû finalement se résoudre à quitter l'Allemagne pour la Suisse, là où le coût de la vie était moins cher et où elle rencontra par la suite Stellan qui l'aida du mieux qu'il pouvait, élevant son enfant comme si c'était le sien... Et ils furent heureux durant presque 17 ans, Bill allait même être officiellement reconnu comme étant le fils de Stellan. Mais le jour où Simone s'en allait régler les papiers... une voiture... un crissement de pneu... des cris des passants... les bruits de taule froissée, cassée... du sang... le bruit de l'ambulance qui arrive... les pompiers... les pleurs d'enfants... le bip bip d'une machine qui s'arrête trop vite... une conclusion fatale... « Elle est morte ».



- Ha ! hurla Bill, se réveillant en sursaut,
les mains moites, trempé de sueur.


Ce n'était pas la première fois qu'il
faisait ce rêve depuis que sa mère n'était plus là. Mais se rappeler ce genre de souvenir n'était peut-être pas le mieux pour le moment...
Une hôte
sse qui l'avait entendu crier s'approcha de lui, avec un air plutôt gênée.



- M-monsieur ? demanda-t-elle timidement, v-vous allez bien ?
- Oui, merci, répondit-il da
ns un sourire. J'ai seulement fait un mauvais rêve.
- Ho, je comprends... V-voulez-vous qu
elque chose à boire ?
- Mmmh, vous avez du coca ?
- J-je... oui, oui on en a ! Je reviens,
elle sourit puis partit en vitesse.


Bill ne comprenait pas très bien l'attitude de cet
te jeune hôtesse. Pourquoi bégayait-elle ainsi ? Aucune idée... Mais elle était très sympathique en tout cas. Bill la regarda au bout de l'allée, en train de lui servir son verre. Elle était très mignonne, les cheveux bruns, mi-longs, les yeux bleu-gris... Elle se retourna vers lui au moment où il l'a détaillait et lorsqu'il croisa son regard et lui sourit la jeune fille rougit à vue d'½il et fit tomber la canette de coca. Bill sourit encore plus, il avait une jolie touche !
Contrairement aux apparences, Bill n'était pas gay mais bi
. Il avait beaucoup de succès des deux côtés mais n'en profitait pas, il était assez réservé et, même s'il abordait les gens sans problème au premier abord, il n'arrivait pas à se détendre lorsque les discussions devenaient plus personnelles... Il avait mis assez longtemps d'ailleurs, avant d'être tout à fait à l'aise avec ses amis, même s'il les aimait beaucoup, il n'y arrivait juste pas.
Il redevint soudain triste en pensant à ses amis... Il
allait les perdre, il en était sûr. Avec une aussi longue distance, ils ne voudraient pas garder le contact, même si lui aurait tout fait pour. Il accordait une place particulière à ses amis, puisque le temps qu'ils le deviennent était très long, et jamais il ne les oublierait mais il était assez peu confiant en lui-même et n'était pas sûr d'avoir la même place au près d'eux. Une larme commença à couler sur sa joue lorsqu'il se dit qu'il devrait tout recommencer en Allemagne, et se faire de nouveaux amis était pour lui un calvaire.



- E-excusez-moi, vous allez b-bien ? demand
a la brunette qui venait de revenir en voyant les larme du jeune androgyne.
- Mmh ? Ho, oui merci... Il se sentit rougir d'un coup, sa
voir qu'il plaisait à cette hôtesse le rendait très mal à l'aise.
- Tenez, votre coca... d
it-elle en lui tendant un verre et la canette. Heu, attendez un peu avant de l'ouvrir, continua-t-elle en rougissant, je l'ai fait tomber tout à l'heure.


Bill
rit un peu en se souvenant de l'effet qu'il lui avait fait en la regardant dans les yeux. Il leva un peu la tête vers elle, il voyait bien qu'elle voulait lui demander quelque chose mais qu'elle n'osait pas...Ça avait le don de le stresser encore plus pour rien. Déjà qu'il était mal à l'aise, si elle s'y mettait aussi, il ne s'en sortirait pas.



- Je... Je suis désolée si j
e suis indiscrète mais pourquoi pleurez-vous ? finit-elle par demander. Je, c'est, je veux dire que si jamais c'est par peur de l'avion nous avons des cachets... et si ce n'est pas ça, je veux bien vous écoutez si vous avez besoin se parler.
- Merci, sourit-il, mais je
pense que ce serait un peu trop long à raconter... Je ne voudrais pas vous gêner dans votre travail.


Bill se sentait en con
fiance avec elle, il ne savait pas très bien pourquoi. Peut-être parce qu'elle lui avait proposé son aide ? Ou peut-être que son joli visage y était pour quelque chose ? Ou tout simplement le fait qu'il ai inconsciemment besoin de parler à quelqu'un ? Peu importe près tout, il voulait se confier, il n'allait pas se poser plus de question que ça.



- Et bien disons que c'est l'heure de ma pause, déclara-t-elle
dans un sourire
- D'accord... Je pense qu'on a à peu près le même âge, n'est-ce pas
?
-
Sûrement, j'ai 19 ans.
- Moi 17... Je peux te tutoyer et tu fais de même ?
- Oui, je préfè
re, je me sens moins vieille comme ça ! rit-elle en s'asseyant sur le siège libre à côté de lui, Vas-y je t'écoute !
- Hum... Je ... , il se tut un moment et inspira profondément
.



Par où allait-il commencer ? Il n'allait tout de même pas tout lui dire... C'était une simple inconnue... Mais en même temps il ne pourrait pas bien s'expliquer s'il ne commençait pas du début. Il se résolu finalement à tout lui dire, du moment où sa mère avait dû quitter son père jusqu'à sa situation d'aujourd'hui.
Il lui confia ses peurs, ses doutes et tous les sentiments qu'il avait à cet instant ; c'est-à-dire l'angoisse, le s
tress, le sentiment d'être abandonné, celui d'avoir une vie totalement injuste, le malaise qu'il ressentait avec les gens et son incapacité à se faire une nouvelle vie.
Pour toute personne ''normale'' tout recommencer à partir de zéro en changeant de pays est un calvaire, mais si en plus
on a un look qui ne laisse personne indifférent ; soit on aime bien et on ne lui cherche pas d'embrouilles, soit on aime pas et là, les insultes telles que tapette, tarlouze, etc. fusent...
Il lui raconta aussi qu'il devrait séjourner durant deux mois à l'orphelinat, deux longs mois... I
l ne savait pas très bien comment il se sentait par rapport à ça. Deux mois là-bas sont pour la plupart des gens une horreur, mais pour lui c'était comme un moment de calme avant une tempête. Il se disait que les enfants qui étaient orphelins, comme lui, le comprendrait et le soutiendrait... Il ne pensait pas rencontrer de vrais problèmes avec ces gens-là. Par contre au lycée, ce serait autre chose sûrement mais au moins il arriverait à bien s'entendre avec les gens de l'orphelinat... Il l'espérait en tout cas.
Durant tout le discourt du jeune androgyne, l'hôtesse l'avait
écouté attentivement, lui posait parfois quelques questions à propos de son sentiment sur la chose. Elle lui avait prêté son épaule à chaque fois qu'il en avait besoin pour pleurer, elle l'avait rassuré avec des paroles pleine de gentillesse et conseillé, même, lorsqu'il paraissait totalement perdu.
Entre temps, Bill avait appris qu'elle s'appelait Jessica, mais on l'appelait souvent Jess. Elle lui avait un peu parlé d'elle pour
que la confession ne soit pas à sens unique. Ils avaient discuté plus d'une heure et il était bientôt l'heure de l'atterrissage. Jess, avant de s'en aller lui avait donné son numéro au cas où il voulait encore parler. Ils s'étaient rendu compte l'un comme l'autre qu'ils avaient beaucoup trop de choses en commun pour s'aimer d'un amour plus qu'amical et Bill était content d'avoir trouver quelqu'un à qui parler lorsqu'il en aurait besoin – et cela était tout à fait réciproque. Jess habitait Hambourg mais elle était, malheureusement pour lui, le plus souvent en déplacement à cause de son boulot. Elle lui promit cependant de venir le voir le plus souvent possible.


L'
avion commençait doucement à descendre, Bill crispa un peu ses mains sur le siège, il n'aimait pas tellement l'avion. S'il y avait le moindre problème il n'y aurait aucune chance de pourvoir le réparer en plein air. Il ferma les yeux et se força respirer calmement.
Une secousse... Ils avaient atterri. Bill applaudit le pilot comme tou
s les passagers mais avec un esprit un peu ailleurs, son estomac s'amusant à faire des sauts en hauteur lorsqu'il pensait à ce qui l'attendait en dehors de cet appareil. Il ne descendit pas de suite, même s'il sa place était plutôt vers l'avant, il préféra repousser encore un peu le moment fatidique. Lorsque enfin tous les passagers furent sortis, le brun dut se décider à se lever sous les regards interrogateurs de toutes les hôtesses, sauf une, Jess, qui l'encourageait silencieusement.
Bill lui sourit et s'en alla. Il marcha le plus lentement possible po
ur aller récupérer ses bagages qu'il loupa plus ou moins accidentellement trois fois de suite sur le tapis roulant. Une fois qu'il ne restait plus que lui, il dut tout de même se résoudre à bouger et avança vers la place où les familles et amis attendaient les arrivant. Il chercha du regard un panneau ou une pancarte, n'importe quoi, qui lui fasse savoir que c'était lui qu'on attendait et bizarrement, il espérait de tout c½ur qu'on l'ait oublié.




♥♡


Alors? Vous en pensez quoi? *se tord les doigts toute seule devant son ordi*
Ouais, je sais, je n'ai pas de com's... Je sais pas trop quoi faire en fait.... J'aime écrire mais si personne ne lit, je sais pas si je vais continuer à poster... Nan, en fait nan, je poste et puis c'est tout. Peu importe si on me lit ou si on passe sur cette fic en se demandant qu'est-ce que c'est que cette merde. Au moins, je serai pas trop stressée pour poster les chapitres xD on va dire que c'est le point positif!
=)

BIZOU ♡

Edit: x-Ch3sty-Cumms : (Déjà, je tiens à dire que je suis trop fière d'avoir réussi un lien u.u) Merci pour ton com! =) Ça fait super plaisir de savoir que quelqu'un lit! (et apprécie xD) Ça m'a redonné la pêche d'un coup, là! Alors, ben je veux bien répondre à ton com, mais je vois pas trop quoi dire... xD Tom? Ben, en fait je sais pas trop. lol oui je sais je suis censée savoir, mais là, ben non >.< Je suis pas encore arrivée à là... ( c'est pas non plus qu'il arrive dans 50 chapitre, c'est juste que j avais un peu perdu espoir qu'on lise, du coup j'ai pas trop avancé, désolée u.u) Je peux juste te dire que ton com m'a donnée plusieurs propositions d'idée pour faire entrer Tom en jeu (mais ce qui est sûr, c'est qu'ils sont frère en tout cas) On verra! lol BIIZ ★

# Posté le dimanche 24 février 2008 08:22

Modifié le vendredi 16 janvier 2009 12:44

Chapitre 3

Chapitre 3
Hello!! Ça va? Pour le moment moi oui =)
Vous vous en foutez hein? Pff ^^

Bonne lecture ♡


♥♡


Il chercha un petit moment avant de voir une petite femme un peu rondelette, près des portes de sortie, en train de lever bien haut son panneau où était marqué « Bill Trümper ». Bill se demanda un instant s'il devait vraiment y aller ou s'il pouvait encore s'enfuir... Finalement, il se résolut à aller vers la petite dame.
Lorsqu'elle se rendit compte qu'il se rapprochait d'elle, elle se tourna dans sa
direction afin de le détailler, elle le dévisagea un moment, sûrement pour essayer de déterminer si elle était en présence d'un homme ou d'une femme, moment durant lequel Bill se sentit très mal à l'aise. Il décida de se présenter pour briser la gêne.



- Bonjour, je suis Bill Trümper... dit-il en tend
ant la main et souriant faussement, par simple politesse.
- Ho ! Bonjour. Je suis désolée mais je ne
parle pas très bien Français... répondit-elle en lui serrant la main. Je m'appelle Tina. Je suis de l'orphelinat.



Elle avait dit ça dans un français assez peut convainquant à cause de son accent, ma
is elle s'était donnée la peine et cela avait fait sourire l'androgyne -d'un sourire vrai- qui lui répondit en très bon Allemand



- Ce n'est pas grave, je parle l'Allemand. Je n'ai pas fait attention,
excusez-moi.
- Oh, tu me soulages d'un poids, tu n'imagine
s même pas ! Je suis vraiment nulle pour les langues.
- Ce n'est pas vrai, vous vous êtes très bien débrouillée avant ! dit-il en riant.
- ...
J'avais appris par c½ur au cas où... lui expliqua-t-elle d'une voix qui laissait entendre ''sans commentaire''


Bill rit de nouveau, cette femme, Tina, lui paraissait bien sympathique...
Il se présent
a rapidement, de toute façon elle devait bien savoir qui il était et il n'aimait pas du tout parler de lui, il trouvait que franchement ça ne regardait pas les autres ! Oui, dans l'avion il avait raconté à une parfaite inconnu sa vie, mais là ce n'était pas pareil ! S'il s'était confié avant, c'était parce qu'il en avait besoin, pas parce qu'elle lui avait demandé. Là, le moment confession était passé pour lui, maintenant il était dans un état d'esprit '' En quoi ça vous regarde ? Laissez moi tranquille ! C'est un interrogatoire ou quoi ?'' et Tina s'en rendit bien compte puisqu'elle n'insista pas sur ce point et commença à lui décrire l'orphelinat, les règles, les personnes qui s'y trouvaient... Avec ses descriptions, Bill se sentait un peu rassuré.
D'après Tina, les éducateurs étaient plutôt sym
pa et l'orphelinat avait un budget assez aisé. Ça permettait aux jeunes qui y logeaient de profiter des ordinateurs 'dernier model', une chambre par personne, sauf si on avait fait la demande d'aller avec quelqu'un, une salle de bains par chambre... Les résidants pouvaient, s'ils le voulaient, gagner un peu d'argent de poche en faisant des corvées supplémentaire. La directrice de l'établissement n'était pas des plus sévère apparemment et s'occupait plus du bien être des enfants que de celui de son porte-monnaie. Tina lui avait aussi appris que l'orphelinat se trouvait un peu à l'extérieur de la ville et qu'il devrait se rendre au lycée en bus, à moins qu'il ne préfère y aller avec un vélo, un ami qui viendrait le chercher ou autre. Il n'y avait pas grand-chose à dire à propos les règles, elles n'étaient pas des plus strictes ! Le couvre-feu était à 22h30 jusqu'à 15, à 23h jusqu'à 16 ans et à 23h30 pour les plus vieux. On pouvait toujours demander une sortie si jamais on voulait rentrer plus tard, pour aller à une fête ou à un concert par exemple, le plus souvent les requêtes étaient acceptées sauf si elles devenaient trop fréquentes. On pouvait aussi demander à dormir hors de l'orphelinat, chez un ami, mais pour cela il fallait s'y prendre au moins deux heures avant le couvre-feu. Ça semblait être un bon endroit pour vivre, Bill avait recouvré un peu d'espoir. Il espérait vraiment que les gens qui vivaient là-bas lui seraient sympathiques, alors là, tout serait plus ou moins parfait....

La
conversation qui avait duré un peu plus d'une demi heure se passa entièrement sur le parking de l'aéroport, pendant que Tina le faisait tourner en rond... Bill ne l'avait pas remarqué tout de suite, mais c'était déjà la cinquième fois qu'il repassait devant le même camion jaune, horrible, impossible à louper.



- Tina, est-ce que par hasard vous auriez un doute sur l'emplacement de la voiture ? demand
a-t-il malicieusement
- Oh, tu as remarqué... J'espérais que tu ne t'en rendes pas compte, répondit l
'interpellée d'une voix un peu honteuse. A vrai dire, je suis arrivée un peu en retard alors je me suis garée le plus vite possible sans vraiment faire attention. Tout ce que je sais, c'est que je l'ai posée au 3ème étage, alors elle devrait être par l...
-Tina ! la coupa l'androgyne. Nous sommes au 2è
me étage ici !
- Vraiment ? Je suis désolée... Bon, bah montons ! On ne va tout de même pas rester de
vant cet horrible camion jaune toute la journée, n'est-ce pas ?


Bill éclata de rire, c'était vraime
nt une situation ridicule. Tina était vraiment une personne adorable, certes, mais elle n'était plus toute jeune apparemment ! Dans son discours sur l'orphelinat elle avait plusieurs fois perdu le fil de ses pensées et elle ne les aurait certainement pas retrouvé si Bill ne l'y avait pas aidée. Elle avait un peu plus de 70 ans en apparence, mais certainement plus dans la tête seulement avec sa joie de vivre et son entrain elle ne laissait rien paraître, se ce n'est les petits problèmes de mémoire...

Bill était encore en train de rire lorsqu'il s'aperçut que Tina n'était plus à côté de lui... Il la chercha des yeux un moment pour enfin la voir se diriger vers la direction totalement opposée à celle de l'ascenseur. Il rigola encore un peu tout seul avant d'aller la chercher.



-Tina ? dit-il en lui
prenant gentiment le bras. Venez, c'est par ici.
-Oui, oui merci !
-Tina, est-ce que vous avez des p
roblèmes ? Je veux dire, vous n'êtes pas un peu vieille pour travailler ? Quel âge avez-vous ?


Il
avait dit ça le plus gentiment possible, il ne voulait surtout pas la vexer mais il se demandait tout de même si c'était bien raisonnable de laisser une femme ainsi s'occuper des enfants...



- Ho, oui
oui, je vais très bien, dit-elle le sourire aux lèvres, je perds un peu la boule parfois... C'est vrai mais je ne suis pas folle. En fait, j'ai toujours travaillé pour l'orphelinat lorsque j'étais plus jeune et même si j'ai eu l'âge de la retraite, j'ai demandé à travailler encore un peu. La directrice a été d'accord, à condition que je ne m'occupe que des plus âgés, ceux-là sont plus sages d'habitude.


L'androgyne trouvait adorable la façon dont Tina avait dit ça, elle ne semblait absolument pas complexée ou quoi que ce soit d'autre par son âge. Elle l'avouait très bien et apparemment elle savait quand elle n'avait plus les capacités nécessaires pour s'acquitter d'une tâche. Depuis le peu de temps qu'il la connaissait, Bill l'admirait déjà.

Une fois qu'ils e
urent trouvé l'ascenseur et qu'ils furent montés au bon étage, Bill se croyait enfin au bout de ses peines, mais il dut attendre encore dix bonnes minutes le temps que Tina retrouve sa voiture et ses clefs. Il commençait légèrement à s'impatienter en fait, il aimait beaucoup Tina, mais elle ne faisait que retarder le moment où il verrait à quoi ressemblait vraiment cet orphelinat, il stressait de plus en plus et aurait vraiment souhaité que ça en finisse à vrai dire !
Enfin dans la
voiture ! Bill commençait doucement à désespérer... Durant tout le trajet, Tina et lui parlèrent de choses et d'autres sans grande importance. Ça faisait un peu oublier au brun son stress et ses ennuis du moment, mais, malheureusement, l'orphelinat ne se trouvait qu'à une demi heure de l'aéroport et ils furent vite arrivés.



- Voilà, s'exclama Tina toute souriante, c'est ici ! Joli, n'est-ce pas ?


Bill resta sans
voix, cet orphelinat n'était pas le grand luxe, certes, mais il n'était pas non plus en délabrement total. C'était une grande villa, à cinq niveaux, en brique. Ça faisait un peu ancienne école à vrai dire, c'était charment. Derrière la bâtisse, il y avait une petite coure avec des balançoires en plastique, comme celles que l'on peut acheter nous-mêmes. Sur le côté il y avait des plantes, un jeune garçon les arrosait, il semblait tout fier. C'était sûrement de petites corvées comme celle-ci dont avait parlé lorsqu'elle lui avait appris que chaque semaine les résidants se relayaient pour les corvées de la semaine telles que lessive, jardinage, courses, etc. où peut-être était-ce pour l'argent de poche... Il nota mentalement de ne pas oublier cette question plus tard.
Un petit moment après avoir admiré ce pa
ysage, Bill prit un air surpris ; il n'y avait que des gamins dans la coure... Etait-il le seul grand ? Pas ça pitié ! Il allait vraiment s'ennuyer si c'était le cas... Il se retourna vers Tina, l'interrogeant du regard.



- Mmmh ? elle n'avait visiblement pas compris ce
qui tourmentait le brun.
- Heu... Y a-t-il des gens de m
on âge ? Parce que là, il ne sont pas très vieux... lui demanda-t-il avec une pointe de déception dans la voix.
- Ha, mais oui
, c'est normal. Tous les jeunes de ton âge sont encore au réfectoire pour l'instant ! Tu voix, pour qu'il n'y est pas trop de problèmes à cause des différences d'âge, on fait manger les plus jeunes avant et une fois qu'ils ont fini c'est au plus vieux. Ça marche très bien comme système d'ailleurs... Tu veux aller finir de manger avec eux ? Je peux m'occuper de tes affaires...
- Non, non. C'était juste pour savoir.
- Bien, alors viens, je
te montre ta chambre, celle des gens de ton âge sont aux dernier étage, c'est-à-dire le 4ème...
- Allo
ns-y ! dit-il d'une voix faussement enjouée.


En réalité, Bill n'avait pas spécialement en
vie de ranger ses affaires, ni de découvrir sa nouvelle chambre ou encore de passer un plus long moment avec la gentille Tina... Non, en fait, il avait une peur monstre de la réaction des jeunes gens qui se trouvaient dans l'orphelinat... Déjà qu'un garçon de son style ne passait absolument pas inaperçu, si en plus il devait entrer dans une pièce où tout le monde était réuni, où il n'y avait pas d'autre choix que de se faire remarquer en poussant l'immense porte du réfectoire, non merci ! D'autant plus qu'il lui fallait, après s'être bien fait jugé par toutes les personnes présentes, trouver un endroit où s'asseoir et manger... Non, il verrait ça plus tard. Pas la peine de se prendre la tête maintenant.

Lui et Tina
arrivèrent au 4ème étage en même temps qu'un jeune homme, style emo, blond, le regard ailleurs tournait à l'angle pour descendre les escaliers. Il rentra dans Bill qui dut plus ou moins s'accrocher à lui pour ne pas tomber dans les marches derrière lui. Sur le coup, il se sentit plus que gêné et relâcha vite sa prise après avoir obtenu un minimum d'équilibre. Le jeune blond le regardait amusé, tandis que l'androgyne baissait les yeux de la manière la plus discrète possible et que Tina lui recommandait de s'excuser au lieu de sourire bêtement alors que Bill aurait très bien pu tomber... Il se sentait de plus en plus mal à l'aise d'ailleurs, pour lui et pour le jeune homme en face de lui qui se faisait engueuler alors qu'il n'avait, finalement, rien fait. Il releva les yeux et se détendit un peu en voyant sa tête blasée, apparemment il en avait l'habitude.



- Oui Tina, je sais... Mais bon, je me
suis endormi et du coup j'ai pas entendu la cloche, tu vois ? Alors je me dépêchais d'y aller, je veux qu'il me reste quelque chose !
- Mais oui, mais oui, au dé
triment de la vie d'un de tes camarades ?


A ces mots, Bill vie le blond se retourner vers lui, un air interro
gateur peint sur le visage... C'est clair, il ne savait pas encore qu'ils allaient devoir se voir encore un moment. Bill rougit, baissa à nouveau les yeux et dit d'une voix mal assurée :



- Heu, ouais... Je... Je vais...heu... résider ? ici... Je m'appelle Bill.
- Ha ! C
'est toi !dit-il le sourire aux lèvres. Je m'appelle Andréas... Nan mais, je t'interdis de m'appeler comme ça, tu m'appelles Andy. En fait, c'est pas que j'aime pas mon nom, mais l'autre jour, je marchais dans la rue et y avait un chien derrière moi, tu vois ? Avec sa maîtresse et tout... Et en fait, il était pas en laisse le clébard, alors vu que apparemment il partait dans une autre direction, la femme l'a appelé...Andréas ! Elle lui dit « Andréas, viens là ! » Alors forcément, moi je me retourne, tu vois ? Et là, j'avais pas l'air con. La femme, pas commode du tout elle me sort « Quoi ? Tu veux quelque chose ? Je t'ai appelé ? Tu t'appelles Andréas peut-être ?? ». Sauf que elle l'avait dit méchamment, tu vois ? Et là, moi, comme un con, je lui dit « Ouais ! »... Pfff, elle s'est marrée en plus ! Maintenant elle sait que j'ai le même nom que son clebs !


Bill éclata de rire, lui,
c'était un marrant ! En à peine 10 secondes il lui avait sortit tout un discours, tout cela pour finalement ne rien dire de plus que ce qu'il aurait dit en une phrase. Il ne se sentait plus du tout gêné, à présent, l'humour avait fait disparaître cette gêne... Quel bon ami l'humour ! Le blond lui sourit, Bill avait un sourire magnifique et contagieux, même s'il n'en faisait profiter que très peu de personnes ces temps-ci. Le dénommé Andréas lui serra la main et dit le plus sérieusement du monde :



- Alors, déjà,
c'est pas drôle, mais son sourire trahissait ses paroles, ensuite je veux pas dire mais Bill, c'est pas mieux hein !
- Quoi ? Non mais, attends, déjà, Bill c'est très
joli comme nom ! D'autant plus quand c'est moi qui le porte, et surtout, moi j'ai pas le même nom qu'un chien hein ! répondit-il toujours en rigolant, ayant compris que la remarque de ce cher Andy n'était pas méchante.
- Ouais, bah non !
- Ouais, bah non, quoi ? Le brun ne voyait absolument aucun r
apport.
- Nan, mais c'était pour trouver quelque chose à dire parce que tu m'as cassé là...


L'androgyne rit d'autant plus, quel phénomène quand même !



- Hum... Mais en fait, toi, t'allais où ? T'as déjà mangé ?
- Heu non, je vien
s d'arriver en fait, alors j'allais pos...
- Taaaaaa !!!! hurla Andy p
our le couper. Nan, nan, nan ! Tu te rends pas compte ! Le manger il est super bon ici, il va plus rien rester ! Viens, on va manger pendant que Tina emmène les valises-là... Ok ma Tina chérie que j'adore ? Tu sais que t'es mon éducatrice préférée hein ?
- Oui, oui, bien sûr... d
it-elle. Non mais allez manger, je m'occupe des valises, comme je l'avais déjà proposé à Bill d'ailleurs, c'est lui qui n'a pas voulu. Donc, Bill ta chambre c'est la 483 (Ndlr: on y échappe pas xD). Tu viendras dans mon bureau une fois fini de manger ? Je te ferai visit...
-Taaaaaaaa !!!! s'écria une nouvelle fois André
as. Non, non, non ! Je lui fais la visite ! Attends, une éducatrice ça donne pas toutes les astuces et les cachettes et ... heu voilà quoi, tu vois!
- Mmmh... Interdiction de faire n'importe quoi ! re
commanda-t-elle gentiment.
- Ben, attends, tu me connais quand
même !
- Bah, je crois que c'est justement pour ça en fait, dit Bill malicieusement.
- Non, mais liguez vous contre
moi, je dirai rien !
-
Oui voilà, viens Bill, on va faire l'armée Anti-Andréas ! plaisanta Tina
- Oui, ben l'armée An
ti-ANDYYYY, rétorqua-t-il en appuyant bien sur la dernière syllabe, vous la ferez après qu'on ait mangé ! Viens Bill, pour le moment t'es dans mon camp !


Et sur ce, il lui attrapa la main et dévala les marches tellement vite que Bi
ll dut en sauter plusieurs pour arriver à suivre le rythme tout en essayant de garder un minimum son équilibre. Décidément, ce bonhomme était spécial ! Sympa, mais totalement fou ! Il avait faillit le tuer tout à l'heure, et maintenant il risquait de se ramasser à tout moment de nouveau par sa faute.
Finalement, au bout de l'escalier qui menait du
4ème au 3ème étage, Andy s'arrêta, totalement à bout de souffle.



- Pfiou, j'en peux plus !
- Nan,... mais t'as...
vu un peu... comme t'as couru... aussi... articula l'androgyne entre deux respirations difficiles. J'te préviens déjà... que les prochains on se... les fait à une allure normale ! Surtout que ce n'est pas du petit escalier de rien du tout !
- Parce qu'on est pas encore en bas là ?
- On n'en a fait qu'un !
- Nan, mais faut se grouiller !!! Vite, vi
te, va plus rien rester !
- Andyaaaaaaaaah


Andréas venait de lui réattraper la main pour lui faire descendre les derniers escaliers à la même vitesse que le précédent... Ils arrivèrent vite en bas, mais évidemment totalement morts. Andy était mort de rire, alors que l'esprit du brun était légèrement ailleurs... Et maintenant ? Andy allait-il rejoindre ses amis en le laissant en plan ? Il allait devoir affronter tous les regards porter sur lui, alors c'est vrai qu'il en avait l'habitude mais il n'adorait pas non plus et se sentait toujours assez mal à l'aise... Et si jamais il n'y a plus de place ? Il aurait l'air malin... Non, mais le pire, s'il n'y avait plus à manger ? Là il aurait l'air un peu bizarre à repartir comme il était venu. Que faire ? Affronter les regards aux risques de passer pour un demeurer ou retourner dans sa chambre, le numéro 483 ? Il était plutôt tenter par la chambre à vrai dire et il était pour le dire à Andréas lorsque celui-ci le coupa dans son élan.



- Ben ? Qu'est-ce qu'il y a ? On va manger ? Au fait, j
e peux rester avec toi ?
- Tu ne déjeunes pas avec des gens d'habitude ? dema
nda Bill, un peu déconcerté par les paroles d'Andy qui semblait avoir lu dans ses pensées.
- Bah oui ! Attends, je suis sympa, beau, i
ntelligent... J'ai plein de contacts ici ! rit-il. Nan, mais sérieusement, je suis très entouré ouais, mais toi tu dois connaître personne, alors je vais te présenter mes amis, ok ? Sauf que je veux pas le faire maintenant parce que là, tout de suite, je suis mort de faim, tu vois ? Donc on va manger, on se met à la même table, on discute, j'apprends à te connaître et on finit de manger. Après ça, vu qu'on doit être les derniers, on sera aussi les derniers à sortir, alors après avoir manger je te ferai une petite visite des lieux tout en cherchant mes amis, ok ? Ça va comme programme ?
- Mais, t
'avais déjà tout prévu ou quoi ?
- Bah attends ! Tu crois que je faisais quoi pendant qu'on courait ?
- Ben je pensais q
ue tu étais en train de te demander quelle mouche t'avait piqué pour que tu cours comme ça, répondit-il en riant.


B
ill et Andy attendirent d'avoir repris un souffle plus ou moins normal avant d'entrer dans le réfectoire. C'était une salle assez grande et pleine de monde. Une rangée avec des tables de 8, une avec des tables de 6, une des tables de 4 et pour finir les table de 2, mais la plupart avait rapproché leur table pour être ensemble. Il y avait au fond de la salle une sorte de grand buffet, où des gens faisaient la queue pour être servis, derrière le buffet se tenait une cuisinière qui donnait les assiettes et les remplissait au bon vouloir de chacun. Bill ne s'attendait pas du tout à quelque chose d'aussi mouvementé, tout le monde parlait, hurlait à travers la salle, on ne s'entendait plus vraiment penser, il y avait tellement d'agitation que personne ne semblait l'avoir remarqué à vrai dire. Il se sentit d'ailleurs un peu soulagé à cette pensée.



- Regarde, là-bas, t'as le groupe 'racailles-rappeur-rasta', ils se mettent tou
jours au fond de la salle pour pouvoir observer tout le monde qui passe au buffet, tu vois ? expliqua Andy pendant qu'ils marchaient vers le buffet, ils aiment bien savoir s'il y a des nouveaux... enfin surtout des nouvelles en fait ! De l'autre côté, là y a les filles qui discutent de tout et de rien, elle sont au milieu de la salle parce qu'elles aiment entendre toutes les conversations et commérer après... Bon, elles restent cool quand même, s'il y a des trucs trop perso elles en parlent pas non plus, hein ! Ici, y a le groupe 'hippy-skateur-et.autre.rasta'. Eux, je crois qu'ils se sont mis vers se mur parce que comme ça ils ont la place pour leur skate en fait, tu vois ? Y a aussi près d'eux les "rappeurs-fashion-macho-etc", alors eux ils se sont foutus là parce que comme ça ils sont proches du groupe des filles... Et là, plus vers l'entrée, y a mon groupe ! Les 'emo-androgyne-gay-punk-gothique' bon, les gothiques, ce sont pas les plus pires non plus, ils sont pas suicidaire etc. mais voilà, tu vois ? Nous ont s'est mis là, je pense, parce que on avait l'impression d'avoir moins de chemin à faire devant tout le monde pour s'asseoir... Mais en fait, ils ont déplacé le buffet alors maintenant on est couillonné ! finit-il en riant.
- Mais,
vous êtes par groupe parce que vous vous aimez pas ou... ? demanda l'androgyne un peu surpris par l'organisation des lieux
- No
n, non ! Mais voilà, d'habitude tes habits vont avec ta façon de penser, ton humour, tes goûts et tout, et tout, tu vois ? Alors forcément si on pense pas pareil, on va pas se coller tout le temps ! Mais personne ne juge vraiment, les gens qui ne sont pas sympa ici, qui jugent etc. c'est souvent parce qu'ils vont mal... Mais au fur et à mesure de rester ici, dans un lieu où justement on ne juge pas, ça les calmes un peu. Bon, évidemment, y a des cas désespérés, là on peut rien y faire! J'te dirai qui tu devras éviter d'ailleurs... Mais ça veut pas non plus dire que tu dois rester avec les gens qui s'habillent comme toi non plus, tu peux aller vers les autres aussi et ils t'acceptent du moment que tu t'entends bien avec. En fait, ici, c'est vraiment comme une grande famille, tu vois ? Dans une famille, on se chamaille, on se critiques mais jamais méchamment, ou alors on ne le pense pas vraiment et on se soutient s'il le faut. Ici, ça s'est organisé comme ça petit à petit et on continu de suivre l'exemple, ça fonctionne pareil. Mais enfin, plutôt par tranches d'âge, on ne reste pas avec les mômes en fait, on se voit presque jamais, alors forcément... Merci ! il venait de remercier la jeune cuisinière qui lui avait servi son assiette avant de partir en direction des tables. Viens, là y en a une de deux !


Bill partit rejoindr
e son nouvel ami, après avoir reçu son assiette remplie de purée de pommes de terre et de sauce. Il se sentait un peu rassuré par rapport à ce que lui avait dit Andy, si vraiment les gens étaient comme ça, il serait heureux de rester par ici, même s'il y avait des cas "désespérés" comme il disait. Mais bon, ici ça allait pour l'instant, mais maintenant qu'il n'angoissait plus pour l'orphelinat, il angoissait pour le lycée ! Les gens ne seraient pas pareil du tout, il en était sûr et certain. Il espérait de tout c½ur être dans le même établissement qu'Andy...



- Alors ?

- Pardon ? demanda l'androgyne qui n'a
vait apparemment pas suivi
- Ben, parl
e-moi de toi !


Bi
ll baissa les yeux sur son assiette, c'est fout ce qu'elle était jolie ! Il n'avait pas tout de suite remarqué les bordures pas tout à fait rondes, à moins que ce ne soit pas fait exprès... C'est fou comme il avait l'art de changer de sujet, lui. Il releva les yeux et tomba dans ceux marrons de son ami qui le regardait avec un air compatissant. Il en avait sûrement vécu des choses lui aussi pour se retrouver ici, il allait bien pouvoir se confier... Andy essayait de l'encourager du regard, mais ce n'était pas facile avec les yeux fuyants de son vis-à-vis. Bill respira un bon coup et, comme il l'avait fait un peu plus tôt au paravent avec Jess, il se confia s'attardant tout de même moins sur tous les détails... Il voulait bien faire confiance à cet ami, mais il n'arrivait pas à parler. C'était encore dur pour lui... Dans l'avion aussi il avait eu du mal mais il s'y était forcé durement... Maintenant il avait bien peur de ne pas réussir à nouveau. Peu importe, le reste il lui dirait bien le moment venu.



- ...et donc, je suis ici... finit-il.



♥♡


Voili voilouuu! =)
Alors? Ce chapitre est un peu plus long... mais ça va? ou c'est trop? ou pas assez?

Et puis vous aimez?
Moi, j aime Andy ^^ (on s'en fou? ben tant pis! u.u)

Voilà, sur ce, je vous dis à bientôt XD
BIZOUUUUUUUUU


Edit: Ho! Merci merci merciiiiiiii! xD Je sais que ça paraît vachement peu, mais savoir que sa fic plait à quelques personnes, aussi peu nombreuses soient-elles, ça fait vraiment plaisir!
Merci pour les coms encourageants! =) Je vais essyer d'écrire la suite^^ (c'est fou comme je me sentais moins stressée quand personnes ne la lisait xD)
Ho, et juste par curiosité, est-ce que vous pouvez me dire comment vous avez atterri sur la fic? Si c'est par hasard etc. ? Merciii encore pour tout!!!!!!★

# Posté le mardi 26 février 2008 15:33

Modifié le vendredi 16 janvier 2009 12:43