Hello!! Ça va? Pour le moment moi oui =)
Vous vous en foutez hein? Pff ^^
Bonne lecture ♡
♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡
Il chercha un petit moment avant de voir une petite femme un peu rondelette, près des portes de sortie, en train de lever bien haut son panneau où était marqué « Bill Trümper ». Bill se demanda un instant s'il devait vraiment y aller ou s'il pouvait encore s'enfuir... Finalement, il se résolut à aller vers la petite dame.
Lorsqu'elle se rendit compte qu'il se rapprochait d'elle, elle se tourna dans sa direction afin de le détailler, elle le dévisagea un moment, sûrement pour essayer de déterminer si elle était en présence d'un homme ou d'une femme, moment durant lequel Bill se sentit très mal à l'aise. Il décida de se présenter pour briser la gêne.
- Bonjour, je suis Bill Trümper... dit-il en tendant la main et souriant faussement, par simple politesse.
- Ho ! Bonjour. Je suis désolée mais je ne parle pas très bien Français... répondit-elle en lui serrant la main. Je m'appelle Tina. Je suis de l'orphelinat.
Elle avait dit ça dans un français assez peut convainquant à cause de son accent, mais elle s'était donnée la peine et cela avait fait sourire l'androgyne -d'un sourire vrai- qui lui répondit en très bon Allemand
- Ce n'est pas grave, je parle l'Allemand. Je n'ai pas fait attention, excusez-moi.
- Oh, tu me soulages d'un poids, tu n'imagines même pas ! Je suis vraiment nulle pour les langues.
- Ce n'est pas vrai, vous vous êtes très bien débrouillée avant ! dit-il en riant.
- ... J'avais appris par c½ur au cas où... lui expliqua-t-elle d'une voix qui laissait entendre ''sans commentaire''
Bill rit de nouveau, cette femme, Tina, lui paraissait bien sympathique...
Il se présenta rapidement, de toute façon elle devait bien savoir qui il était et il n'aimait pas du tout parler de lui, il trouvait que franchement ça ne regardait pas les autres ! Oui, dans l'avion il avait raconté à une parfaite inconnu sa vie, mais là ce n'était pas pareil ! S'il s'était confié avant, c'était parce qu'il en avait besoin, pas parce qu'elle lui avait demandé. Là, le moment confession était passé pour lui, maintenant il était dans un état d'esprit '' En quoi ça vous regarde ? Laissez moi tranquille ! C'est un interrogatoire ou quoi ?'' et Tina s'en rendit bien compte puisqu'elle n'insista pas sur ce point et commença à lui décrire l'orphelinat, les règles, les personnes qui s'y trouvaient... Avec ses descriptions, Bill se sentait un peu rassuré.
D'après Tina, les éducateurs étaient plutôt sympa et l'orphelinat avait un budget assez aisé. Ça permettait aux jeunes qui y logeaient de profiter des ordinateurs 'dernier model', une chambre par personne, sauf si on avait fait la demande d'aller avec quelqu'un, une salle de bains par chambre... Les résidants pouvaient, s'ils le voulaient, gagner un peu d'argent de poche en faisant des corvées supplémentaire. La directrice de l'établissement n'était pas des plus sévère apparemment et s'occupait plus du bien être des enfants que de celui de son porte-monnaie. Tina lui avait aussi appris que l'orphelinat se trouvait un peu à l'extérieur de la ville et qu'il devrait se rendre au lycée en bus, à moins qu'il ne préfère y aller avec un vélo, un ami qui viendrait le chercher ou autre. Il n'y avait pas grand-chose à dire à propos les règles, elles n'étaient pas des plus strictes ! Le couvre-feu était à 22h30 jusqu'à 15, à 23h jusqu'à 16 ans et à 23h30 pour les plus vieux. On pouvait toujours demander une sortie si jamais on voulait rentrer plus tard, pour aller à une fête ou à un concert par exemple, le plus souvent les requêtes étaient acceptées sauf si elles devenaient trop fréquentes. On pouvait aussi demander à dormir hors de l'orphelinat, chez un ami, mais pour cela il fallait s'y prendre au moins deux heures avant le couvre-feu. Ça semblait être un bon endroit pour vivre, Bill avait recouvré un peu d'espoir. Il espérait vraiment que les gens qui vivaient là-bas lui seraient sympathiques, alors là, tout serait plus ou moins parfait....
La conversation qui avait duré un peu plus d'une demi heure se passa entièrement sur le parking de l'aéroport, pendant que Tina le faisait tourner en rond... Bill ne l'avait pas remarqué tout de suite, mais c'était déjà la cinquième fois qu'il repassait devant le même camion jaune, horrible, impossible à louper.
- Tina, est-ce que par hasard vous auriez un doute sur l'emplacement de la voiture ? demanda-t-il malicieusement
- Oh, tu as remarqué... J'espérais que tu ne t'en rendes pas compte, répondit l'interpellée d'une voix un peu honteuse. A vrai dire, je suis arrivée un peu en retard alors je me suis garée le plus vite possible sans vraiment faire attention. Tout ce que je sais, c'est que je l'ai posée au 3ème étage, alors elle devrait être par l...
-Tina ! la coupa l'androgyne. Nous sommes au 2ème étage ici !
- Vraiment ? Je suis désolée... Bon, bah montons ! On ne va tout de même pas rester devant cet horrible camion jaune toute la journée, n'est-ce pas ?
Bill éclata de rire, c'était vraiment une situation ridicule. Tina était vraiment une personne adorable, certes, mais elle n'était plus toute jeune apparemment ! Dans son discours sur l'orphelinat elle avait plusieurs fois perdu le fil de ses pensées et elle ne les aurait certainement pas retrouvé si Bill ne l'y avait pas aidée. Elle avait un peu plus de 70 ans en apparence, mais certainement plus dans la tête seulement avec sa joie de vivre et son entrain elle ne laissait rien paraître, se ce n'est les petits problèmes de mémoire...
Bill était encore en train de rire lorsqu'il s'aperçut que Tina n'était plus à côté de lui... Il la chercha des yeux un moment pour enfin la voir se diriger vers la direction totalement opposée à celle de l'ascenseur. Il rigola encore un peu tout seul avant d'aller la chercher.
-Tina ? dit-il en lui prenant gentiment le bras. Venez, c'est par ici.
-Oui, oui merci !
-Tina, est-ce que vous avez des problèmes ? Je veux dire, vous n'êtes pas un peu vieille pour travailler ? Quel âge avez-vous ?
Il avait dit ça le plus gentiment possible, il ne voulait surtout pas la vexer mais il se demandait tout de même si c'était bien raisonnable de laisser une femme ainsi s'occuper des enfants...
- Ho, oui oui, je vais très bien, dit-elle le sourire aux lèvres, je perds un peu la boule parfois... C'est vrai mais je ne suis pas folle. En fait, j'ai toujours travaillé pour l'orphelinat lorsque j'étais plus jeune et même si j'ai eu l'âge de la retraite, j'ai demandé à travailler encore un peu. La directrice a été d'accord, à condition que je ne m'occupe que des plus âgés, ceux-là sont plus sages d'habitude.
L'androgyne trouvait adorable la façon dont Tina avait dit ça, elle ne semblait absolument pas complexée ou quoi que ce soit d'autre par son âge. Elle l'avouait très bien et apparemment elle savait quand elle n'avait plus les capacités nécessaires pour s'acquitter d'une tâche. Depuis le peu de temps qu'il la connaissait, Bill l'admirait déjà.
Une fois qu'ils eurent trouvé l'ascenseur et qu'ils furent montés au bon étage, Bill se croyait enfin au bout de ses peines, mais il dut attendre encore dix bonnes minutes le temps que Tina retrouve sa voiture et ses clefs. Il commençait légèrement à s'impatienter en fait, il aimait beaucoup Tina, mais elle ne faisait que retarder le moment où il verrait à quoi ressemblait vraiment cet orphelinat, il stressait de plus en plus et aurait vraiment souhaité que ça en finisse à vrai dire !
Enfin dans la voiture ! Bill commençait doucement à désespérer... Durant tout le trajet, Tina et lui parlèrent de choses et d'autres sans grande importance. Ça faisait un peu oublier au brun son stress et ses ennuis du moment, mais, malheureusement, l'orphelinat ne se trouvait qu'à une demi heure de l'aéroport et ils furent vite arrivés.
- Voilà, s'exclama Tina toute souriante, c'est ici ! Joli, n'est-ce pas ?
Bill resta sans voix, cet orphelinat n'était pas le grand luxe, certes, mais il n'était pas non plus en délabrement total. C'était une grande villa, à cinq niveaux, en brique. Ça faisait un peu ancienne école à vrai dire, c'était charment. Derrière la bâtisse, il y avait une petite coure avec des balançoires en plastique, comme celles que l'on peut acheter nous-mêmes. Sur le côté il y avait des plantes, un jeune garçon les arrosait, il semblait tout fier. C'était sûrement de petites corvées comme celle-ci dont avait parlé lorsqu'elle lui avait appris que chaque semaine les résidants se relayaient pour les corvées de la semaine telles que lessive, jardinage, courses, etc. où peut-être était-ce pour l'argent de poche... Il nota mentalement de ne pas oublier cette question plus tard.
Un petit moment après avoir admiré ce paysage, Bill prit un air surpris ; il n'y avait que des gamins dans la coure... Etait-il le seul grand ? Pas ça pitié ! Il allait vraiment s'ennuyer si c'était le cas... Il se retourna vers Tina, l'interrogeant du regard.
- Mmmh ? elle n'avait visiblement pas compris ce qui tourmentait le brun.
- Heu... Y a-t-il des gens de mon âge ? Parce que là, il ne sont pas très vieux... lui demanda-t-il avec une pointe de déception dans la voix.
- Ha, mais oui, c'est normal. Tous les jeunes de ton âge sont encore au réfectoire pour l'instant ! Tu voix, pour qu'il n'y est pas trop de problèmes à cause des différences d'âge, on fait manger les plus jeunes avant et une fois qu'ils ont fini c'est au plus vieux. Ça marche très bien comme système d'ailleurs... Tu veux aller finir de manger avec eux ? Je peux m'occuper de tes affaires...
- Non, non. C'était juste pour savoir.
- Bien, alors viens, je te montre ta chambre, celle des gens de ton âge sont aux dernier étage, c'est-à-dire le 4ème...
- Allons-y ! dit-il d'une voix faussement enjouée.
En réalité, Bill n'avait pas spécialement envie de ranger ses affaires, ni de découvrir sa nouvelle chambre ou encore de passer un plus long moment avec la gentille Tina... Non, en fait, il avait une peur monstre de la réaction des jeunes gens qui se trouvaient dans l'orphelinat... Déjà qu'un garçon de son style ne passait absolument pas inaperçu, si en plus il devait entrer dans une pièce où tout le monde était réuni, où il n'y avait pas d'autre choix que de se faire remarquer en poussant l'immense porte du réfectoire, non merci ! D'autant plus qu'il lui fallait, après s'être bien fait jugé par toutes les personnes présentes, trouver un endroit où s'asseoir et manger... Non, il verrait ça plus tard. Pas la peine de se prendre la tête maintenant.
Lui et Tina arrivèrent au 4ème étage en même temps qu'un jeune homme, style emo, blond, le regard ailleurs tournait à l'angle pour descendre les escaliers. Il rentra dans Bill qui dut plus ou moins s'accrocher à lui pour ne pas tomber dans les marches derrière lui. Sur le coup, il se sentit plus que gêné et relâcha vite sa prise après avoir obtenu un minimum d'équilibre. Le jeune blond le regardait amusé, tandis que l'androgyne baissait les yeux de la manière la plus discrète possible et que Tina lui recommandait de s'excuser au lieu de sourire bêtement alors que Bill aurait très bien pu tomber... Il se sentait de plus en plus mal à l'aise d'ailleurs, pour lui et pour le jeune homme en face de lui qui se faisait engueuler alors qu'il n'avait, finalement, rien fait. Il releva les yeux et se détendit un peu en voyant sa tête blasée, apparemment il en avait l'habitude.
- Oui Tina, je sais... Mais bon, je me suis endormi et du coup j'ai pas entendu la cloche, tu vois ? Alors je me dépêchais d'y aller, je veux qu'il me reste quelque chose !
- Mais oui, mais oui, au détriment de la vie d'un de tes camarades ?
A ces mots, Bill vie le blond se retourner vers lui, un air interrogateur peint sur le visage... C'est clair, il ne savait pas encore qu'ils allaient devoir se voir encore un moment. Bill rougit, baissa à nouveau les yeux et dit d'une voix mal assurée :
- Heu, ouais... Je... Je vais...heu... résider ? ici... Je m'appelle Bill.
- Ha ! C'est toi !dit-il le sourire aux lèvres. Je m'appelle Andréas... Nan mais, je t'interdis de m'appeler comme ça, tu m'appelles Andy. En fait, c'est pas que j'aime pas mon nom, mais l'autre jour, je marchais dans la rue et y avait un chien derrière moi, tu vois ? Avec sa maîtresse et tout... Et en fait, il était pas en laisse le clébard, alors vu que apparemment il partait dans une autre direction, la femme l'a appelé...Andréas ! Elle lui dit « Andréas, viens là ! » Alors forcément, moi je me retourne, tu vois ? Et là, j'avais pas l'air con. La femme, pas commode du tout elle me sort « Quoi ? Tu veux quelque chose ? Je t'ai appelé ? Tu t'appelles Andréas peut-être ?? ». Sauf que elle l'avait dit méchamment, tu vois ? Et là, moi, comme un con, je lui dit « Ouais ! »... Pfff, elle s'est marrée en plus ! Maintenant elle sait que j'ai le même nom que son clebs !
Bill éclata de rire, lui, c'était un marrant ! En à peine 10 secondes il lui avait sortit tout un discours, tout cela pour finalement ne rien dire de plus que ce qu'il aurait dit en une phrase. Il ne se sentait plus du tout gêné, à présent, l'humour avait fait disparaître cette gêne... Quel bon ami l'humour ! Le blond lui sourit, Bill avait un sourire magnifique et contagieux, même s'il n'en faisait profiter que très peu de personnes ces temps-ci. Le dénommé Andréas lui serra la main et dit le plus sérieusement du monde :
- Alors, déjà, c'est pas drôle, mais son sourire trahissait ses paroles, ensuite je veux pas dire mais Bill, c'est pas mieux hein !
- Quoi ? Non mais, attends, déjà, Bill c'est très joli comme nom ! D'autant plus quand c'est moi qui le porte, et surtout, moi j'ai pas le même nom qu'un chien hein ! répondit-il toujours en rigolant, ayant compris que la remarque de ce cher Andy n'était pas méchante.
- Ouais, bah non !
- Ouais, bah non, quoi ? Le brun ne voyait absolument aucun rapport.
- Nan, mais c'était pour trouver quelque chose à dire parce que tu m'as cassé là...
L'androgyne rit d'autant plus, quel phénomène quand même !
- Hum... Mais en fait, toi, t'allais où ? T'as déjà mangé ?
- Heu non, je viens d'arriver en fait, alors j'allais pos...
- Taaaaaa !!!! hurla Andy pour le couper. Nan, nan, nan ! Tu te rends pas compte ! Le manger il est super bon ici, il va plus rien rester ! Viens, on va manger pendant que Tina emmène les valises-là... Ok ma Tina chérie que j'adore ? Tu sais que t'es mon éducatrice préférée hein ?
- Oui, oui, bien sûr... dit-elle. Non mais allez manger, je m'occupe des valises, comme je l'avais déjà proposé à Bill d'ailleurs, c'est lui qui n'a pas voulu. Donc, Bill ta chambre c'est la 483 (Ndlr: on y échappe pas xD). Tu viendras dans mon bureau une fois fini de manger ? Je te ferai visit...
-Taaaaaaaa !!!! s'écria une nouvelle fois Andréas. Non, non, non ! Je lui fais la visite ! Attends, une éducatrice ça donne pas toutes les astuces et les cachettes et ... heu voilà quoi, tu vois!
- Mmmh... Interdiction de faire n'importe quoi ! recommanda-t-elle gentiment.
- Ben, attends, tu me connais quand même !
- Bah, je crois que c'est justement pour ça en fait, dit Bill malicieusement.
- Non, mais liguez vous contre moi, je dirai rien !
- Oui voilà, viens Bill, on va faire l'armée Anti-Andréas ! plaisanta Tina
- Oui, ben l'armée Anti-ANDYYYY, rétorqua-t-il en appuyant bien sur la dernière syllabe, vous la ferez après qu'on ait mangé ! Viens Bill, pour le moment t'es dans mon camp !
Et sur ce, il lui attrapa la main et dévala les marches tellement vite que Bill dut en sauter plusieurs pour arriver à suivre le rythme tout en essayant de garder un minimum son équilibre. Décidément, ce bonhomme était spécial ! Sympa, mais totalement fou ! Il avait faillit le tuer tout à l'heure, et maintenant il risquait de se ramasser à tout moment de nouveau par sa faute.
Finalement, au bout de l'escalier qui menait du 4ème au 3ème étage, Andy s'arrêta, totalement à bout de souffle.
- Pfiou, j'en peux plus !
- Nan,... mais t'as... vu un peu... comme t'as couru... aussi... articula l'androgyne entre deux respirations difficiles. J'te préviens déjà... que les prochains on se... les fait à une allure normale ! Surtout que ce n'est pas du petit escalier de rien du tout !
- Parce qu'on est pas encore en bas là ?
- On n'en a fait qu'un !
- Nan, mais faut se grouiller !!! Vite, vite, va plus rien rester !
- Andyaaaaaaaaah
Andréas venait de lui réattraper la main pour lui faire descendre les derniers escaliers à la même vitesse que le précédent... Ils arrivèrent vite en bas, mais évidemment totalement morts. Andy était mort de rire, alors que l'esprit du brun était légèrement ailleurs... Et maintenant ? Andy allait-il rejoindre ses amis en le laissant en plan ? Il allait devoir affronter tous les regards porter sur lui, alors c'est vrai qu'il en avait l'habitude mais il n'adorait pas non plus et se sentait toujours assez mal à l'aise... Et si jamais il n'y a plus de place ? Il aurait l'air malin... Non, mais le pire, s'il n'y avait plus à manger ? Là il aurait l'air un peu bizarre à repartir comme il était venu. Que faire ? Affronter les regards aux risques de passer pour un demeurer ou retourner dans sa chambre, le numéro 483 ? Il était plutôt tenter par la chambre à vrai dire et il était pour le dire à Andréas lorsque celui-ci le coupa dans son élan.
- Ben ? Qu'est-ce qu'il y a ? On va manger ? Au fait, je peux rester avec toi ?
- Tu ne déjeunes pas avec des gens d'habitude ? demanda Bill, un peu déconcerté par les paroles d'Andy qui semblait avoir lu dans ses pensées.
- Bah oui ! Attends, je suis sympa, beau, intelligent... J'ai plein de contacts ici ! rit-il. Nan, mais sérieusement, je suis très entouré ouais, mais toi tu dois connaître personne, alors je vais te présenter mes amis, ok ? Sauf que je veux pas le faire maintenant parce que là, tout de suite, je suis mort de faim, tu vois ? Donc on va manger, on se met à la même table, on discute, j'apprends à te connaître et on finit de manger. Après ça, vu qu'on doit être les derniers, on sera aussi les derniers à sortir, alors après avoir manger je te ferai une petite visite des lieux tout en cherchant mes amis, ok ? Ça va comme programme ?
- Mais, t'avais déjà tout prévu ou quoi ?
- Bah attends ! Tu crois que je faisais quoi pendant qu'on courait ?
- Ben je pensais que tu étais en train de te demander quelle mouche t'avait piqué pour que tu cours comme ça, répondit-il en riant.
Bill et Andy attendirent d'avoir repris un souffle plus ou moins normal avant d'entrer dans le réfectoire. C'était une salle assez grande et pleine de monde. Une rangée avec des tables de 8, une avec des tables de 6, une des tables de 4 et pour finir les table de 2, mais la plupart avait rapproché leur table pour être ensemble. Il y avait au fond de la salle une sorte de grand buffet, où des gens faisaient la queue pour être servis, derrière le buffet se tenait une cuisinière qui donnait les assiettes et les remplissait au bon vouloir de chacun. Bill ne s'attendait pas du tout à quelque chose d'aussi mouvementé, tout le monde parlait, hurlait à travers la salle, on ne s'entendait plus vraiment penser, il y avait tellement d'agitation que personne ne semblait l'avoir remarqué à vrai dire. Il se sentit d'ailleurs un peu soulagé à cette pensée.
- Regarde, là-bas, t'as le groupe 'racailles-rappeur-rasta', ils se mettent toujours au fond de la salle pour pouvoir observer tout le monde qui passe au buffet, tu vois ? expliqua Andy pendant qu'ils marchaient vers le buffet, ils aiment bien savoir s'il y a des nouveaux... enfin surtout des nouvelles en fait ! De l'autre côté, là y a les filles qui discutent de tout et de rien, elle sont au milieu de la salle parce qu'elles aiment entendre toutes les conversations et commérer après... Bon, elles restent cool quand même, s'il y a des trucs trop perso elles en parlent pas non plus, hein ! Ici, y a le groupe 'hippy-skateur-et.autre.rasta'. Eux, je crois qu'ils se sont mis vers se mur parce que comme ça ils ont la place pour leur skate en fait, tu vois ? Y a aussi près d'eux les "rappeurs-fashion-macho-etc", alors eux ils se sont foutus là parce que comme ça ils sont proches du groupe des filles... Et là, plus vers l'entrée, y a mon groupe ! Les 'emo-androgyne-gay-punk-gothique' bon, les gothiques, ce sont pas les plus pires non plus, ils sont pas suicidaire etc. mais voilà, tu vois ? Nous ont s'est mis là, je pense, parce que on avait l'impression d'avoir moins de chemin à faire devant tout le monde pour s'asseoir... Mais en fait, ils ont déplacé le buffet alors maintenant on est couillonné ! finit-il en riant.
- Mais, vous êtes par groupe parce que vous vous aimez pas ou... ? demanda l'androgyne un peu surpris par l'organisation des lieux
- Non, non ! Mais voilà, d'habitude tes habits vont avec ta façon de penser, ton humour, tes goûts et tout, et tout, tu vois ? Alors forcément si on pense pas pareil, on va pas se coller tout le temps ! Mais personne ne juge vraiment, les gens qui ne sont pas sympa ici, qui jugent etc. c'est souvent parce qu'ils vont mal... Mais au fur et à mesure de rester ici, dans un lieu où justement on ne juge pas, ça les calmes un peu. Bon, évidemment, y a des cas désespérés, là on peut rien y faire! J'te dirai qui tu devras éviter d'ailleurs... Mais ça veut pas non plus dire que tu dois rester avec les gens qui s'habillent comme toi non plus, tu peux aller vers les autres aussi et ils t'acceptent du moment que tu t'entends bien avec. En fait, ici, c'est vraiment comme une grande famille, tu vois ? Dans une famille, on se chamaille, on se critiques mais jamais méchamment, ou alors on ne le pense pas vraiment et on se soutient s'il le faut. Ici, ça s'est organisé comme ça petit à petit et on continu de suivre l'exemple, ça fonctionne pareil. Mais enfin, plutôt par tranches d'âge, on ne reste pas avec les mômes en fait, on se voit presque jamais, alors forcément... Merci ! il venait de remercier la jeune cuisinière qui lui avait servi son assiette avant de partir en direction des tables. Viens, là y en a une de deux !
Bill partit rejoindre son nouvel ami, après avoir reçu son assiette remplie de purée de pommes de terre et de sauce. Il se sentait un peu rassuré par rapport à ce que lui avait dit Andy, si vraiment les gens étaient comme ça, il serait heureux de rester par ici, même s'il y avait des cas "désespérés" comme il disait. Mais bon, ici ça allait pour l'instant, mais maintenant qu'il n'angoissait plus pour l'orphelinat, il angoissait pour le lycée ! Les gens ne seraient pas pareil du tout, il en était sûr et certain. Il espérait de tout c½ur être dans le même établissement qu'Andy...
- Alors ?
- Pardon ? demanda l'androgyne qui n'avait apparemment pas suivi
- Ben, parle-moi de toi !
Bill baissa les yeux sur son assiette, c'est fout ce qu'elle était jolie ! Il n'avait pas tout de suite remarqué les bordures pas tout à fait rondes, à moins que ce ne soit pas fait exprès... C'est fou comme il avait l'art de changer de sujet, lui. Il releva les yeux et tomba dans ceux marrons de son ami qui le regardait avec un air compatissant. Il en avait sûrement vécu des choses lui aussi pour se retrouver ici, il allait bien pouvoir se confier... Andy essayait de l'encourager du regard, mais ce n'était pas facile avec les yeux fuyants de son vis-à-vis. Bill respira un bon coup et, comme il l'avait fait un peu plus tôt au paravent avec Jess, il se confia s'attardant tout de même moins sur tous les détails... Il voulait bien faire confiance à cet ami, mais il n'arrivait pas à parler. C'était encore dur pour lui... Dans l'avion aussi il avait eu du mal mais il s'y était forcé durement... Maintenant il avait bien peur de ne pas réussir à nouveau. Peu importe, le reste il lui dirait bien le moment venu.
- ...et donc, je suis ici... finit-il.
♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡♥♡
Voili voilouuu! =)
Alors? Ce chapitre est un peu plus long... mais ça va? ou c'est trop? ou pas assez?
Et puis vous aimez?
Moi, j aime Andy
^^ (on s'en fou? ben tant pis! u.u)
Voilà, sur ce, je vous dis à bientôt XD
BIZOUUUUUUUUU
★
Edit: Ho! Merci merci merciiiiiiii! xD Je sais que ça paraît vachement peu, mais savoir que sa fic plait à quelques personnes, aussi peu nombreuses soient-elles, ça fait vraiment plaisir!
Merci pour les coms encourageants! =) Je vais essyer d'écrire la suite
^^ (c'est fou comme je me sentais moins stressée quand personnes ne la lisait xD)
Ho, et juste par curiosité, est-ce que vous pouvez me dire comment vous avez atterri sur la fic? Si c'est par hasard etc. ? Merciii encore pour tout!!!!!!★